L’APEJ relève les défis du Projet Emploi-Jeunes pour la Paix dans la Région de Mopti

Les comités de suivi du Projet formés sur l’approche Haute intensité de main d’œuvre pour dynamiser le développement local  

Le Centre Jean Bosco de Sévaré a abrité ce mercredi 17 juin l’ouverture de la session de formation des comités communaux de suivi des activités du Projet « Emploi-jeunes pour la paix » dans les cercles de Mopti et de Tenenkou.

Ce projet original initié par le PNUD et d’autres organisations est exécuté par l’APEJ  pour les volets AGR et HIMO et mis en œuvre dans six communes de ces deux cercles à savoir Konna, Korombana, Ouroubé-Doundé, Tonguéré-coumbé, Diafarabé et Ténenkou.

La cérémonie d’ouverture placée sous la présidence du Gouverneur de la 5è Région a vu la participation de nombreuses personnalités dont le Conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur, le vice-président du Conseil régional de Mopti, M. Abdoulaye Garba Maïga et le Président du conseil régional de la jeunesse de Mopti.  L’Equipe technique de la coordination régionale de l’APEJ dont le Coordonateur M. Mahamadou Tamboura et les 36 bénéficiaires de la session étaient également de la partie de même que le formateur M. Adama Diarra.

Dans son discours, le représentant du maire a tenu à saluer les acteurs de mise en œuvre du Projet dont le PNUD et les collectivités pour l’ensemble des initiatives ciblant les jeunes et les femmes. Il a souligné que les objectifs poursuivis par le projet s’inscrivent en droite ligne des priorités du programme de développement économique, social et culturel de la commune urbaine de Mopti, à savoir la réduction considérable de la pauvreté en cette période de crise, la dynamisation des emplois existants et la création de nouveaux emplois avec des effets induits sur l’économie régionale.

Le représentant du Gouverneur a indiqué qu’à travers ce renforcement de capacités techniques, il est recherché entre autres la sensibilisation des comités de suivi du  Projet « Emploi-Jeunes pour la Paix »  sur l’approche HIMO, la sensibilisation sur la prise  en compte des projets HIMO dans les PDESC, l’information sur l’avantage de l’utilisation des matériaux locaux dans la construction et la formation sur les dégradations des pistes et équipements ruraux. Il poursuivra en soulignant que la présente formation est donc une réponse aux multiples sollicitations des nombreux partenaires locaux, acteurs techniques incontournables pour le développement de l’approche HIMO. En effet, la réussite d’un chantier école HIMO dépend largement de la prise en compte du concept même dans tous ses principes directeurs,  depuis les études techniques jusqu’à l’exécution des travaux. Dès lors, la mise à niveau et le renforcement des compétences deviennent des gages réels de succès.

Cette importante activité fait suite à plusieurs réalisations  dans les communes de Konna, Korombana, Ouroubé-Doundé, Tonguéré-coumbé, Diafarabé et Ténenkou. Il s’agit du traitement des nids de poule de la route Konna-Balèwo et la canalisation des eaux usées.  A Oroubé-Doudé, il a porté sur la réfection de la route Sendegué-Barkanelbi long de 10 Km (remblayage des trous) et la réfection de la route Sendegué-Barkanelbi long de 15 Km (déblayage des cailloux). A Korombana il s’agit du désensablement de la route principale de Korentzé et l’organisation des journées de salubrité.  A Tenenkou le projet a porté sur le débouchage du quai de Tenenkou, la protection de la digue de ceinture de Diafarabé long de 3 km  ainsi que le curage et  le nettoyage des caniveaux.  Enfin à Toguéré coumbé il a porté sur le désensablement du fleuve à Diaka « Maayokumbe». Plus récemment près d’une centaine de jeune de ces différentes localités ont bénéficié d’une session de formation en gestion de projet.

Les activités à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) constituent  l’une des approches les plus pertinentes dans le domaine de l’investissement local. Cette approche se fonde sur le postulat que les difficultés socio-économiques créent ou aggravent le risque de pauvreté sur lequel se greffent diverses formes de délinquances et de mouvements radicaux.

Les activités HIMO  visent en effet à employer le plus grand nombre dans des projets d’infrastructures communautaire identifiées par les populations bénéficiaires elles-mêmes. L’approche HIMO remplit par là plusieurs objectifs : occuper une main d’œuvre à risque et leur fournir un revenu,  renforcer la cohésion sociale entre les communautés et la confiance dans les autorités locales,            réhabiliter les infrastructures locales et favoriser ainsi le développement économique et social des communautés.

Les projets HIMO ont cet avantage de s’implanter  plus facilement dans un contexte qui bénéficie du soutien de personnes sensibilisées à l’approche et qui bénéficient des appuis en formation.

L’objectif du projet Emploi-Jeune pour la paix  est d’améliorer la situation économique des jeunes marginalisés dans la région de Mopti à travers la mobilisation et l’encadrement de 500 jeunes dans les travaux à Haute intensité de Main d’œuvre et l’octroi de micro-subventions de plus de 50 000 f aux 410 jeunes dont 162 femmes.  En outre, 4 unités de transformations des groupements femmes  ont été appuyées pour la transformation des produits locaux.

Tous ces objectifs s’articulent avec les missions régaliennes de l’APEJ, à savoir concourir à la création d’emploi pour les jeunes, hommes et femmes de 15 à 40 ans, en milieu rural ou urbain, résidants ou expatriés en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit.

Financé par  le fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ce projet  se veut une approche pilote intégrée de stabilisation et de consolidation de la paix par la promotion de l’emploi et la participation des jeunes à la gouvernance locale.

Il est mis en œuvre conjointement entre l’équipe pays du Système des Nations Unies au Mali à travers le PNUD, la FAO et ONU Femmes en étroite collaboration avec le Ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle et les collectivités territoriales dans deux cercles de la région de Mopti et où des interventions complémentaires d’autres acteurs sont prévues.

Le projet étant basé sur une approche participative, il a été  mis  en place un « comité de suivi » dans chaque commune, chargé de mettre en œuvre toutes les activités afférentes au projet.  Les comités sont composés d’un Président (le maire), un représentant de la jeunesse, une représentante de la CAFO, un représentant de la société civile, un représentant du chef de village et le point focal de l’APEJ.

Durant toute cette session, les gestes barrières de prévention contre le coronavirus seront strictement observés.

CICOM / APEJ :    Mopti 17 06 2020